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C'era una volta il Ennio

C'era una volta il Ennio

En juillet 2013, comptez, ça fait beaucoup de jours et presque autant de lunes, en juillet dernier disais-je, j'avais craqué et acheté le cher (dans tous les sens du terme) sésame qui allait m'autoriser à être en présence de ce bonhomme de quatre-vingt cinq ans.

C'era una volta il Ennio

Bon, ce n'aura pas été un tête-à-tête puisqu'aux 16999 autres pèlerins, j'ai eu la grande joie de voir s'ajouter un orchestre complet et un chœur polyphonique de soixante-quinze chanteurs ! Imaginez un peu tout ce monde, 160 personnes, sur une scène et cette orgie de musique dans la salle.

Il fallait au moins ça pour célébrer, jouer donc, la musique composée par ce vaillant ragazzo pendant ces cinquante dernières années. C'était le nom du concert, ça tombe bien.

C'era una volta il Ennio

Ennio Morricone, ou encore Dan Savio ou Leo Nichols, cela dépend comment vous souhaitez l'appeler, est né un jour de novembre, le 10, à Rome. En 1928.

C'est à trente-trois ans qu'il se lance dans la composition de musiques de films avec Il Federale. Mais durant toute sa vie, il a travaillé en parallèle en tant que compositeur de musiques de films et chef d'orchestre.

Il y a un son Morricone, on retrouve des flûtes, des sifflements et divers effets sonores dans ses musiques de westerns. Mais attention, si nous sommes beaucoup à l'associer, avec raison, à ce que l'on appelle grossièrement le western spaghetti, il n'aura finalement composé "que" trente bande-sons d'italo-westerns. Au regard de ces... cinq cent (500 !) compositions pour autant de films, c'est finalement peu !

Il a su et pu toucher à un mélange de musiques classique, jazz, pop, électronique, avant-garde et bien sûr italienne. Et la liste de metteurs en scène et réalisateurs de cinéma avec qui il a travaillé, en plus de Sergio Leone bien sûr, donne le vertige. En voici un échantillon : Pedro Almodóvar, Warren Beatty, Bernardo Bertolucci, Brian De Palma, Roland Joffé, Adrian Lyne, Giuliano Montaldo, Pier Paolo Pasolini, Roman Polanski, Gillo Pontecorvo, Oliver Stone, Giuseppe Tornatore, Margarethe Von Trotta, ou encore Henri Verneuil.

Dans son autre carrière, celle de chef d'orchestre, Ennio Morricone a travaillé en étroite collaboration avec l'orchestre Roma Sinfonietta avec qui il a également enregistré quelques musiques de films.

Ennio de Dieu qui enlève le péché du monde...

Ennio de Dieu qui enlève le péché du monde...

Et voilà que je me rends seul dans cette immonde et immense salle dont je tairais le nom pour ne pas faire de publicité pour un opérateur téléphonique européen. Enfin, seul, pas tout à fait. J'ai avec moi, par la pensée, deux compagnons des plus appréciables.

L'un, le plus proche, est mon ami du Grattez-moi là. Il est là par la pensée et comme la salle est comble, il prend place sur mes genoux.

L'autre, vous vous en doutez, c'est ce copain qui, tout petit, me faisait m'asseoir devant les onze minutes qui débutent Il Était Une Fois Dans L'Ouest sans le moindre dialogue. Fasciné par les images, les visages et.. la musique. Moi qui n'avais jamais vraiment jouer au cow-boy de peur de tomber sur un indien, je me rêvais tour à tour bon, brute et truand. Shérif, bandit, mexicain, irlandais, américain, italien.

Le concert commençait et je me perdais dans les plaines du nord-est d'Almería.
J'y entendais parfois ce qui a du inspirer les envolées lyriques d'un John Williams, les guitares criantes de John Barry et même quelques gainsbourgueries. Non content de lui avoir piquer sa femme, Serge Gainsbourg, piqua aussi quelques traits musicaux à Barry.

Voici un condensé de ce que j'ai vu mardi dernier. trop condensé et sans la dose d'émotions. Mais c'est mieux que rien.

Et pour ceux qui aimeraient passer une petite demi-heure avec la musique d'Ennio Morricone, je vous ai préparé les extraits suivants. Cliquez le gros bouton orange Play.