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Tes mains qui bougent et ta sueur

Tes mains qui bougent et ta sueur

Bye bye Joe Cocker...

Bye bye ta sueur, tes mains qui bougent dans le vide et plus encore, ta voix qui déchirait la pauvreté de Sheffield. Bye bye le grand frisson blanc et noir.

Tes mains qui bougent et ta sueur

Et c'est encore un bout de Woodstock qui s'en va.

Jimmy Page était sur cet enregistrement mythique de With A Little Help From My Friends. mais aussi sur le tout premier 45 tours de Joe Cocker en 1964, déjà une reprise des Beatles : I'll Cry Instead. En dépit d'une publicité importante de la part de son label, insistant sur sa jeunesse et son extraction prolétaire, le disque est un échec et son contrat d'enregistrement s'achève fin 1964. Puis il formera un groupe et se produira essentiellement dans les pubs de Sheffield et alentours. Ils tourneront avec les Who et partiront aux États-Unis au printemps 1969 où ils écumeront les festivals durant l'été pour arriver dans la grande plaine de Bethel.

Entre les Beatles et Joe se fut un peu comme avec Billy Preston dont il faudra que je vous parle un jour, une belle histoire de respect et d'amitié même s'il n'a jamais vraiment collaborer de près avec le groupe ou l'un des membres du groupe. Il n'y a pas de hasard, c'est d'ailleurs Billy Preston qui a composé le titre You Are So Beautiful.

Et puis en 1969, c'est Joe Cocker qui enregistre le titre Something avant les Beatles et qui montrera ainsi à George Harrison le bel impact de cette mélodie de nightclub pour emballer les nanas comme l'appelait son compositeur. George Harrison joue dessus d'ailleurs. Ce n'est que le début d'un nombre impressionnant de reprises qui souvent feront plus que mettre en valeur le titre original.

Tes mains qui bougent et ta sueur

Il fait partie de ces magnifiques chanteurs des années soixante-dix que j'ai découverts au fil de leurs succès des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Elton John en est un autre et il faut remonter à leurs premiers albums pour découvrir de vraies perles. Intemporelles.

En 1988 le tube c'est Unchain My Heart et même si je ne savais pas encore que Ray Charles l'avait chantée, je prenais un pied pas possible dessus. C'est l'été et, chanceux que je suis, je navigue entre les côtes atlantique et méditerranéenne à bord du Talgo. De famille en famille c'est au son de la voix de Joe Cocker que défile à côté de moi le paysage du Béziers-Royan.

C'est en remontant le fil du temps, comme toujours, que je suis tombé sur ces chiens fous et cette bande d'anglais. Mad Dogs & Englishmen est son album mythique sorti en août 1970 et il marie la crasse du pub du coin avec la soul de Memphis. C'est aussi à ce moment que je retrouve derrière Joe Cocker tous ces noms que je connaissais car il s'agissait de musiciens et amis des Stones, des Beatles et de tant d'autres. Leon Russell bien sûr, Jim Gordon, l'irlandais Henry McCullough ou encore Jim Keltner.

Les deux facettes du chien fou. (ici avec moman Cocker)
Les deux facettes du chien fou. (ici avec moman Cocker)

Les deux facettes du chien fou. (ici avec moman Cocker)

Ses reprises ne pouvaient que (me) plaire : Sam and Dave, les Rolling Stones, Isaac Hayes, Bob Dylan, les Beatles donc, Ray Charles, Leonard Cohen ou encore Otis Redding...

Tristesse mais il nous reste ses disques pour ressentir le grand frisson blanc et noir.

Tes mains qui bougent et ta sueur