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Au lit on dort...

Au lit on dort...

Grand coup de chapeau (ça tombe bien, elle les adore et les porte tout aussi farfelus les uns que les autres) à la petite fille de Tokyo qui rêvait au milieu des bombes. Que de chemin parcouru et quelle vie ! A 76 ans elle rock et elle roll, se juche régulièrement depuis quatre ans en tête des hits-parade disco-electro aux États-Unis et elle se bat pour la paix dans le monde comme aucune autre personne ne le fait. 

Elle s'en est pris plein la tête (de nippone) et continue à s'en prendre plein la tête alors qu'elle est maintenant en fin de vie. Je ne sais pas pourquoi je dis ça en fait. C'est coriace ces bestioles ! Ne soyons pas surpris si dans trente ans, elle revient avec un titre disco. Je la vois se déhancher à plus de cent ans sur la piste d'un nouveau Paradise Garage du New York des années 30. Je parle de 2030 bien sur.

Bref, il n'y a plus que le grand public (et le grand beauf public pourrais-je ajouter) qui ne reconnait pas le talent et l'avant-gardisme (cette fois dans tout le sens de son terme !) de cette incroyable nana. A noter que c'est souvent le même beauf qui croit que l'ancien groupe du mari de Yoko Ono s'était séparé à cause d'elle.

Le jury de la Biennale de Venise a décerné samedi dernier un Lion d'or pour l'ensemble de son oeuvre à Yoko Ono, dont les haïkus tapissent l'entrée du Pavillon international. Ceci pour récompenser une figure clé dans l'art d'après-guerre. Une pionnière dans ses performances et l'art conceptuel, elle est l'une des artistes les plus influentes de notre époque. Bien avant de devenir une icone dans al culture populaire et l'activisme pacifiste, elle a développé de vritables stratégies artistiques qui marqué son Japon natal et notre monde occidental.





John Lennon disait à qui voulait l'entendre que la musique de Yoko Ono était géniale. En avance de dix ans sur tout ce qu'il se faisait. Que toute la scène punk-new wave du New York des années 1979/1980 sonnait comme ce que Yoko Ono avait enregistré aux débuts des années 70. 
 
C'est marrant mais même si j'ai une grande admiration pour elle, j'avais vite fait de mettre ça dans le sac des belles et grosses conneries balancées par le plus naïf des Beatles. Mais je vous assure que... non. Je viens de réécouter son sublime album de 1972, "Approximately Infinite Universe". Une grosse baffe dans la gueule. On y entend tous ces admirateurs qui en été encore à leur couche-culottes (les Beastie Boys, Courtney Love, Beck...).
 
Mais je suis sur que j'aurai l'occasion ici (ou là) de rediscuter du sujet. Sachez juste qu'aux États-Unis, depuis la fin des années 90 (et depuis une bonne dizaine d'années en Europe), un véritable culte lui est voué par toute une génération de féministes, rockers, pacifistes, artistes.
Je reparlerai de cette figure controversée malgré elle ! Peut-être pourrais-je en étonner plus d'un ici avec certains titres ou œuvres de la Yok'. C'est peut-être ça finalement la seule chose sympa avec les a priori: les faire tomber.
 
Quelques images de Miss L.