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Auprès de mon Georges, je vivais heureux

Auprès de mon Georges, je vivais heureux

Au mois de mars 2011, il y cent ans, j'avais commencé à rédiger ce texte pour dire toute mon affection, mon amour (au diable la pudeur) pour cet oncle de mots, de bois et de moustache.

Trente-cinq ans après sa mort, son trou dans l'eau ne s'est pas encore refermé. Et nous vivons dans le futur, celui où les cyber-auvergnats sont devenus des gens bien intentionnés. Wauquiez qui ferme, ou claque, la porte aux nez.

Je n'avais jamais terminé d'écrire cet article et, vu que je ne le terminerai jamais, en voici quelques lignes. Comme une bouffée d'amour (encore) dans ma pipe.

Santé !

Auprès de mon Georges, je vivais heureux
Auprès de mon Georges, je vivais heureux

Les milliers de mots présents dans les chansons de Brassens sont autant de senteurs qui viennent parfumer ma vie. Des odeurs qui réveillent et qui maintiennent les narines (et la tête... Alouette !) hors de l'eau.

On pense à l'odeur de la pipe, pas la meilleure, mais encore à tant d'autres. 

Le titre de cet article était facile. J'aurais d'ailleurs pu un peu plus remuer d'effluves avant de détourner le titre d'une de ses chansons les plus connues. Mais voilà, lendemain de Saint Patrick, j'ai les boyaux à marrée basse et la tête embrumée de quelques tartines de houblon vite dégluties.

Et puis c'est vrai, Brassens est un arbre. Un vieux chêne ou châtaigner, peu importe. En tout cas je ne le plaquerai pas. Jamais. Mais je m'y adosse quand je ne sais plus penser correctement. 

 

 

Auprès de mon Georges, je vivais heureux
Auprès de mon Georges, je vivais heureux
Auprès de mon Georges, je vivais heureux

J'écrivais donc ça en mars il y a cinq ans et ce matin, sans même m'être relu depuis, je ressentais exactement la même chose. Je lançais sur Spotify quelques chansons de Georges Brassens, et tout de suite arriva l'apaisement. Une main qui passe dans mes cheveux. Une voix qui rassure et qui me dit que, tu sais, finalement peu de choses ont changé. Il y a toujours autant de vauriens, de culs-bénis. Mais il y aussi un joli lot de jolies fleurs et de poupées qui ferment les yeux quand on les couche.

 

Un morceau plutôt rare mais un de mes préférés.

À l'heure encore d'ouvrir les bras, ouvrons aussi nos oreilles avec cette superbe collection de reprises de chansons de Brassens. Joliment intitulée Brassens, Echos Du Monde, elle nous emmène chanter et danser sur la planète. 

Auprès de mon Georges, je vivais heureux