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Écoutez "Comme Un Boomerang" sur Ici Berlin !

Écoutez "Comme Un Boomerang" sur Ici Berlin !

Cette année 2011 est, aussi, celle des vingt ans de la disparition de Lucien Ginsburg, Serge Gainsbourg. Putain vingt ans !

 

Ce sont ces anniversaires, forcément de plus en plus nombreux, qui viennentt jalonner ma vie, la vôtre aussi (si, si) et qui filent inexorablement des coups de vieux. Je me revois encore sortant de la chambre d'en haut d'en bas à Aiton, nous devions être en congés d'hiver. Je descends dans un habituel vacarme les escaliers en bois qui me jettent dans la cuisine. D'habitude arrivé en bas, je pivote sur ma gauche, je jette un oeil dans le petit meuble pour si est arrivé "La Vie" ou "La Croix" avec l'édito de Frappat et je file me mettre à table devant un énorme bol de chocolat chaud.

 

Ce matin là, rien de tout ça. À peine mon vertical vacarme achevé que mon grand-père me cueille dans l'entre-porte et, sans me dire bonjour, me demande : "Tu connais Gainsbourg ? Cet affreux ?!". Je bredouille que oui, je le connais. "Et ben il a avalé la langue !", ajoute-t-il la moustache en sourire.

 

 

 

 

Putain, vingt ans !

On va avoir droit à un coffret avec quelques inédits et raretés. Et aujourd'hui une très chouette chanson commence à passer en boucle à la radio.

 

Voici un inédit que Daho et Dani avait exhumé une première fois en 2001. Il y a dix ans. Il y a dix ans, en 2001 (la vache !). Il s'agit de "Comme Un Boomerang", une chanson qui dès sa genèse en 1975 était destinée à nous revenir dans la gueule. Encore et encore.

 

 

 

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Gainsbourg avait créé le morceau en 1975 afin que Dani l'interprète à l'Eurovision qui finalement le refusera, jugeant la version trop agressive.

 

La version de Gainsbourg, enregistrée pour aider Dani, est... gainsbourienne à souhait. Sa voix goudronnée fait merveille sur les accords lancinants de guitare électrique, et les mots résonnent parfaitement avec les obsessions de Gainsbarre sur l'amour perdu, le souvenir douloureux et le suicide comme issue. Gainsbourg y manie l'harmonie imitative avec son brio habituel :

 

"Ma raison vacille et tangue

Elle est prête à chavirer

Sous les coups de boomerangs

De flash-back enchaînés

Et si un jour je me flingue

C'est à toi que je le devrais.

Je sens des boums et des bangs

Agiter mon coeœur blessé

L'amour comme un boomerang

Me revient des jours passés

A pleurer les larmes dingues

D'un corps que je t'avais donné"