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Et Anna Calvi chanta...

Et Anna Calvi chanta...

Je remets le couvert au sujet de celle dont on parle et entend parler un peu trop beaucoup passionnément ces jours-ci. Mais comment retenir mes mots et ces images alors que j'ai pu la rencontrer hier soir à deux pas d'Unter Den Linden au centre de Berlin ?

Celles et ceux qui auront suivi savent que j'ai pu décrocher un des rares tickets pour aller voir Anna Calvi en concert le 12 février prochain dans une salle mi-nu-scu-le du quartier de Kreuzberg (le Privat Club). Mais hier soir l'envoûtante et envoûtée visitait un grand magasin berlinois, Dussmann das KulturKaufhaus. Je n'avais jamais encore été voir un showcase là-bas mais arrivant près d'une demi-heure en avance, j'ai trouvé salle comble. Il ne restait plus qu'à se faufiler (en un mot) vers le fond pour tenter d'avoir une vue pas trop dégueu' sur la, forcément, toute petite scène. Claudia n'aura pas cette chance. L'accès à la petite salle sera bloquée quelques minutes avant le mini-concert. Un écran géant étant installé à la va-vite pour en permettre la retransmission au dehors.

Bientôt les trois complices arrivent. Comme je m'y attendais, Anna Calvi est un tout petit oiseau. Frêle et puissant. Daniel s'installe à la batterie. Et quel batteur ! Pendant qu'Anna s'époumone et voltige sur sa guitare six-cordes, il passe d'un mambo à un rythme industriel créant cette image improbable d'un Ian Curtis dansant le flamenco aux noces d'Elvis et Piaf avec Paco de Lucia en témoin de mariage ! Mally Harpaz, qui originellement accompagnait Anna Calvi à la batterie, joue maintenant (sur les conseils de la chanteuse) de l'harmonium. Elle manipule également tout un tas de percussions, mille et une petites cloches et autres triangles. 

 

Anna (vous me permettrez cette familiarité, je ne l'ai pas quittée des yeux et elle en fait autant, si, si) a joué pratiquement toute la première face de son album. Voici "Desire" filmé comme j'ai pu. Avec passion en tout cas !

 





Comment diable une telle voix peut-elle jaillir d'un être d'apparence si...? Je ne sais pas. Anna Calvi avait douze ans quand les tours jumelles sont tombées à Manhattan. Avec un talent pareil elle va en faire tomber des hommes, des femmes. Encore une fois voici un lien vers son site pour en savoir plus (dates, extraits...) :  Anna Calvi.


J'ai pu échanger quelques mots avec le trio, essentiellement pour leur souhaiter bonne chance pour la suite. Bonne route. Du plaisir et plein de courage. Je suis reparti chez moi avec le visage... pas en feu mais chaud. Une belle claque dans la gueule et des frissons comme je n'en avais pas ressenti depuis ce soir de juin 2008 et l'apparition sur scène de Leonard Cohen dans les jardins de l'Irish Museum of Modern Art de Kilmainham.


Avant de partir, on apprenait que, comme souvent où elle joue, un deuxième concert sera ajouté. Elle jouera donc le 12 et le 13 février prochain à Berlin.



Je n'ai pas encore écouté l'album que j'ai acheté hier soir mais le voici en photo avec une sympathique dédicace. Plus bas, ma piètre photographie ne lui rend pas justice, c'est ce qui illustre l'intérieur de la pochette. Un lit sous la neige.


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En post-scriptum pour les acharnés, voici un lien pour voir sa prestation lors de l'excellente émissions Ce soir ou jamais de Frédéric Taddéï : Anna Calvi en live - Ce soir ou jamais - France 3.