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Hollande: le féroce tranquille

Hollande: le féroce tranquille

 

Il y a eu des hauts, quelques bas mais surtout... il y a enfin eu débat.

Car, ne nous trompons pas, s'il y en a un qui était dans l'esquive, ces dernières semaines, c'est bien Nicolas Sarkozy ! Au hasard, un curieux oubli de sa part concernant ces fameuses réunions de donateurs. À lire et surtout une vidéo édifiante à voir ici :  Réunions de donateurs : l'amnésie de Sarkozy.

 

Cela a démarré sur les chapeaux de roue quand celui qui allait dire plus tard qu'il essaierait d’avoir de la hauteur s'il était président a prononcé ces mots : ‎"Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal à vous faire passer pour une victime".

Parfois, le président sortant passait même pour un de ces boxeurs acculés (j'ai dit acculés) qui se prennent des bourre-pifs comme s'il en pleuvait. En clair que fallait-il attendre d'autre de la part de Nicolas Sarkozy ? Il a fait du Nicolas Sarkozy : effets de manches et parfois, rarement, quelques coups bas. Quand il déforme le programme énergétique socialiste (notamment sur le gaz), François Hollande prend le temps de le lui réexpliquer par A + B. Déjà on lisait sur internet cette formidable allitération toute haletante : Un flamboyant Flanby flambe Sarkozy !

Et puis il y aura, pour toujours, cette terrible question adressé au candidat Sarkozy et qui ne sera jamais répondue : "Pourquoi laissez-vous supposer que les étrangers non-européens sont des musulmans ?".

Au fur et à mesure du débat, Nicolas s'excite et recycle. François, lui, innove et démontre avec calme. Les coups (verbaux) assénés par le candidat socialiste font mouche. Si je ne devais en retenir qu'un, même sorti de son contexte, ce serait celui-ci : "Ne confondez pas votre personne avec la France.".

 

En fin de compte, j'ai surtout été étonné par le manque de préparation et les méconnaissances du candidat Sarkozy.

 

Je ne pouvais que sourire ce soir et penser à quelqu'un là-haut qui doit mâchonner avec bonheur sa rose entre ses dents, le sourire aux lèvres.

 

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Pour terminer voici, à chaud, la réaction de mon président à moi : "C'était un bon moment. Ça faisait plaisir de voir Sarkozy se faire plier comme ça. J'aurais bien aimé le faire moi-même.".

Il s'agit de Jean-Luc Mélenchon bien sûr.