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Kaboul, Gandrange: même traitement!

Kaboul, Gandrange: même traitement!

"C'est tellement agréable sur le terrain, en plein avec la vie des gens, déconnecté des polémiques vaines qui nous font prendre beaucoup de retard", a expliqué M. Sarkozy à Metz. Un terrain balisé, sans comité d'accueil des ouvriers ni presse nationale. La visite du président a été organisée dans le plus grand secret. Le préfet, qui préparait les manifestations d'agriculteurs de vendredi, a été prévenu jeudi matin. La presse régionale avait été conviée à Gandrange : on leur avait annoncé la visite d'un conseiller de l'Elysée, puis celle du ministre de l'industrie, Christian Estrosi… avant de révéler quelques minutes avant son arrivée qu'il s'agirait du président de la République.

 

Une manière de revenir comme promis à Gandrange, alors que M. Sarkozy avait évité l'usine une semaine plus tôt. "J'ai voulu revenir très vite. J'ai conscience qu'il y a des gens qui souffrent ici. Je ne veux pas qu'ils pensent que l'Etat les abandonne", a affirmé le président, en annonçant une commande de 300 millions d'euros passée par Réseau ferré de France pour soutenir la sidérurgie locale.

 

La visite impromptue a été critiquée à gauche. "Je n'ai pas été invité, j'ai dû m'imposer", s'est indigné le sénateur socialiste de la Moselle, président de la communauté de communes de Gandrange, Jean-Marc Todeschini. "J'ai l'impression qu'il est venu à Gandrange comme le ministre de la défense va à Kaboul en Afghanistan : sans prévenir et entouré de gardes du corps. Pourtant , les Mosellans ne sont pas des talibans !"




Extrait d'un Article du Monde daté du 16 octobre 2009