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Mille raisons d'espérer

Mille raisons d'espérer

Je voulais commencer cette année impaire avec une paire de bonnes idées et la petite musique de l'espoir. Celle dont on a tendance à oublier les notes en France. Et ailleurs aussi.

 

Oh je ne me suis pas cassé la nénette, cela tiens par exemple en un deux mots et en un seul article, je vous recommande de lire ceci sur Rue 89 :  Conso alternative : « Les classes moyennes ont changé de valeurs ».

Bénédicte Manier est l'auteure du livre  Un million de révolutions tranquilles.

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/images/30/book_56.jpg

Extrait de l'entretien :

Rue89 : Qu’est-ce qu’une « révolution tranquille » exactement ?

Bénédicte Manier : Ce sont des changements locaux, qui se mettent en place silencieusement pour résoudre les problèmes auxquels la population est confrontée – chômage, pauvreté, malnutrition, dégâts sur l’environnement... –, défis que les pouvoirs publics semblent impuissants à résoudre. Alors les citoyens décident d’agir eux-mêmes. Et aujourd’hui, on assiste à un foisonnement d’initiatives sur tous les continents, de solutions locales facilement transférables d’un pays à l’autre.

En agriculture, on voit émerger de nouvelles zones d’autosuffisance alimentaire, avec des réformes agraires menées par les habitants eux-mêmes ou la régénération d’écosystèmes grâce à l’agroforesterie et au bio. En Afrique, en Asie, en Amérique latine, des coopératives créent de l’emploi et sortent de la pauvreté des milliers d’oubliés de la croissance.

Une autre façon d’habiter les villes a aussi émergé, avec partout l’essor de coopératives de logement et de l’agriculture urbaine (New York, par exemple, compte 800 jardins partagés). Contre la spéculation, des filières d’épargne citoyennes se sont développées.

Pour les exclus du système de santé, des citoyens américains ont ouvert 1 200 cliniques gratuites. Contre la « malbouffe », les consommateurs japonais ont adhéré par millions aux « Teikei » (les Amap locales) et aux coopératives d’achat direct aux fermiers. Ils ont aussi créé leurs propres services (crèches, emplois familiaux...). Dans des domaines très variés, la société civile reprend ainsi en main les enjeux qui la concernent et devient un vrai moteur du changement social.

 

 

 

 

 

J'avais évoqué en mai 2010, le film de Coline Serreau : Solutions Locales pour un Désordre Global.

On a tous le Gandhi qu'on mérite. Le mien, à mes heures adolescentes s'appelait Winston Ono. Pas plus bête qu'un autre c'est la première fois que je me confrontais à cette vieille évidence : on ne peut changer le monde qu'à travers de petits changements, personnels. Un autre monde n'est possible que si nous commençons à changer d'abord nous-mêmes. En 2010, Pierre Rabhi ne disait pas autre chose.