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Nuit blanche et défaite jaune

Nuit blanche et défaite jaune

J'exagère bien sûr.

J'ai ce tic idiot dont je ne me déferai jamais. Je suis persuadé que c'est dans l'exagération des traits que j'interpelle le plus.

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Malgré ce titre coloré j'ai bien dormi mais je suis réveillé depuis 5h30 et cet imbécile de chat me maintient éveillé depuis. Qu'est-ce qu'on peut aimer les imbéciles.

Comme vous le constatez, en ce moment je n'ai rien à dire ou peut-être trop. Je n'arrive plus à faire l'effort de poster sur ces pages alors que j'ai pourtant des tas de colères en moi. À commencer par les politiques menées sur la planète qui me font gerber, à l'exception de celle tentée sur une petite île blanche. Mais en ce moment je passe plus de temps à essayer de vivre en oubliant la fin de nos mondes, à tenter de me fondre. Et puis je bouquine et regarde des films et documentaires. Ces petites et grandes choses qui font rebondir la vie et prolonger l'esprit. Je ne parviendrai même pas à partager ici mes sentiments mais je vais me contenter de lister mes trois dernières lectures et films.

J'ai lu "La Part de l'autre" d'Éric-Emmanuel Schmitt.

J'ai vu "Hannah and Her Sisters" de Woody Allen.

J'ai aussi vu "Into the Abyss" de Werner Herzog.

 

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Woody et Werner, que j'appelle par leur prénom, commencent à devenir de vieux amis. Des compagnons de route agréables. Je laisse de côté pour l'un et l'autre quelques films que je me réserve pour plus tard. Futile et fragile moyen de s'acheter du temps, de prolonger la vie. "Un jour je verrai Annie Hall, un jour, dans le futur.".

C'était le premier livre d'Éric-Emmanuel Schmitt que je lisais. Sûrement pas le dernier.

 

 

Enfin voilà, je voulais juste faire un petit coucou (le geste pas l'oiseau) pour dire qu' ICI BERLIN était toujours là, même en veilleuse. Pour information ceci est le 910ème article posté depuis le 13 novembre 2008, jour de naissance de ces pages. 

J'ai du virer toutes les listes d'écoute de Radio Zouave. L'éphémère de nos vies numériques fait qu'elles n'étaient plus écoutables. Une sombre histoire en rapport avec la disparition du site Grooveshark. Rien de très romantique dans cette défection. Mais j'en ai profité pour poster une nouvelle série de titres, le tout est hébergé sur le site Mixcloud (encore un site qui finira bien lui aussi par disparaître).

 

 

Ah oui : "Nuit blanche et défaite jaune" !

C'est simplement parce que l'automne est la plus belle des saisons quand les couleurs veulent bien valser sous les lumières du soleil. Le week-end dernier nous avions encore quelques rayons avec lesquels jouer. Spontanément nous sommes partis à vélo dans les sous-bois. Je n'avais malheureusement pas pris mon apparail photo mais ce fut la plus automnale des valses entre orange et marron, vert et jaune, rouge et... orange à nouveau. Nous avancions dans un tunnel de couleurs et c'était comme dans un Woody Allen quand une scène d'amour se déroule en octobre dans Central Park.

Et puis le soleil s'est barré en douce mais brutalement. Il a pris la lumière avec lui mais il nous reste quelques couleurs, comme le jaune. Il nous reste des foules de feuilles que Prévert verrait mortes mais que je pense endormies. Le jardin en était recouvert hier et je ne pouvais qu'admettre leur défaite.

 

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