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"Pour ne rien regretter, j'veux mourir malheureux"

"Pour ne rien regretter, j'veux mourir malheureux"

"Pour ne rien regretter, j'veux mourir malheureux"

 

Vingt-cinq ans.

 

Il y a vingt-cinq mourrait, je l'espère pour lui, pas trop malheureux celui qui allait devenir papa cinq mois plus tard. Rien que ça... c'est d'un triste. Je rentrais du catéchisme (et oui !) ce mercredi 15 janvier (son décès avait été annoncé dans la nuit du mardi au mercredi sur Antenne 2). Ma grand-mère de Neffiès me dit que Daniel Balavoine avait eu un accident. Je relève juste le mot, "accident", et oublie presque aussitôt. Et puis... non.

 

Cette année scolaire 1985/1986, sans le savoir, je me reconstruisais. Et, bien avant d'entendre le message d'un certain Henri Grouès qui allait me bouleverser huit ans plus tard, je trouvais en moi la solution pour me refaire : donner. Quand tu n'as rien, donne. Et j'avais alors, en école primaire, mener la bataille à coup de cahiers, de crayons.  Action Ecoles était devenu mon petit combat. Ma grande responsabilité. Action écoles c'est cette opération humanitaire lancée en 1985 par Daniel Balavoine, Richard Berry, Lionel Rotcage, Michel Berger et France Gall dans le sillage du célèbre Band Aid de Bob Geldof.

 

Quelques mois plus tard j'allais m'effondrer, bien plus d'ailleurs, à l'annonce du décès brutal de Coluche.

 

Mais même si je n'écoutais alors plus que ce qui a le moins vieilli dans sa discographie (ses quatre premiers albums), je gardais toujours au fond de moi le visage poupin de Daniel Balavoine. Paradoxe qui caractérise bien ma personne bancale, j'allais continuer quelques années à oeuvrer pour Action Écoles tout en étant le premier dans la cour de récréation à balancer les pires blagues sur sa tragique disparition (bat l'avoine, bat le blé, etc...).

 

 

Je présente ici des excuses à ma petite soeur (les premières d'une longue série).

J'ai passé des jours, des après-midi, à hurler, à me déchirer les cordes vocales sur ce titre en poussant le bouton à fond ou presque sur la stéréo de papa. Elle, juste au-dessus, essayait de travailler et faire ses devoirs. Mais putain, c'était bon, ces concerts de cent mille personnes. Ça changeait des soirées de Monsieur Durand !

 

 

 

Ah oui, avant la chanson : donnez, donnez, donnez. Action contre la Faim !