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Tous les chemins mènent aux Roms

Tous les chemins mènent aux Roms

Oui, elle était facile celle-là. Je reconnais.

 

Et puis elle sent bien le réchauffé dans le sens où dans nos vies qui laissent sur le côté des sujets d'actualité pour un autre dans la même minute, plus personne ne parle des Roms. En tout cas pas autant qu'au coeur de l'été. Ou bien était-ce au printemps ? Car l'été nous étions plutôt sur Grenoble, non ? Ah j'ai du mal à le suivre cet hyper-Président. Enfin, plutôt discret depuis un mois, non ?

 

 

Bref, je voulais me faire le simple messager d'une exposition qui se tient à Lyon jusqu'au 24 décembre. C'est aussi pour ça que j'ai piteusement pris mon temps pour écrire cet article. Tous les chemins mènent au Roms donc (oui je maintiens) et même si ces chemins passent par Lyon et Berlin avant de venir vous inviter à un vrai voyage. Voyage sur les routes mais aussi et avant tout voyage dans nos têtes. Nos a priori y sont chamboulés... et ça c'est bon signe. Ça veut dire que nous sommes vivants ! Toujours en vie.

 

 

Vous trouverez les informations relatives à cette exposition en bas de page. Cliquez sur le lien pour en savoir plus sur le Centre d'Histoire de Lyon (adresse, contact).

 

 

 

 

 

"Le photo-reporter Bruno Amsellem a choisi d'accompagner quelques Roms lyonnais de retour dans une Roumanie dévastée qui leur tourne le dos. Surprenant, instructif et émouvant."

NP, Le Petit Bulletin

 


Composée à partir de reportages photographiques, l’exposition montre les déplacements de plusieurs familles entre la France et la Roumanie.

 

Dans la banlieue lyonnaise comme dans la banlieue d’autres grandes villes, des bidonvilles se sont créés et abritent ou abritaient des Roms. Au gré des expulsions, des accompagnements à la frontière on suit la vie de ces familles. Les photos parlent toutes seules pour dire la précarité, la pauvreté et les conditions de vie indécentes qu'elles soient en France ou en Roumanie.

 

http://www.actuphoto.com/imagew.php?image=files/news_16556_0.jpg&dst_w=500

 

Le travail a été réalisé par une journaliste : Sophie Landrin et par un photographe : Bruno Amsellem, ils se sont déplacés au même rythme que les familles, et ont découvert un ghetto rassemblant 2000 Roms en Roumanie. Cette situation est ancienne car comme dans le reste de l'Europe, les Roms sont des parias dans leur pays d'origine.

 

 

 

Avec son accord voici un large extrait de l'article publié dans Le Petit Bulletin en juin 2010 : Les Éxilés Permanents, signé Nadja Pobel.

 

"En poursuivant son travail auprès des Roms en 2008 et 2009, Bruno Amsellem les montrent tels qu'ils sont : un peuple de migrants et non pas de nomades à qui il serait bien faux de coller encore la vieille image de la roulotte. Ils ne voyagent pas pour leur plaisir, mais parce que la vie qu'ils construisent dans les bidonvilles français est encore préférable au sort qui leur est réservé en Roumanie.

 

Pour éviter de tomber dans des généralités trop réductrices, Amsellem a suivi Tarzan et sa famille lors de leur périple de vingt-quatre heures entre Jonage et Rabagani, à l'ouest de la Roumanie. Moyennant 60€ par adulte et 35€ par enfant, ils ont traversé l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie avec un chauffeur qui carbure aux boissons énergisantes.

 

En photographiant le quotidien de cette famille (les instants de fatigue, la toilette de la fillette dans une bassine...), le photographe leur offre une possibilité d'exister autrement que dans la fuite et le misérabilisme. Les grands yeux noirs pétillants et le sourire d'Izabela Covaci, trois ans, irradie cette salutaire exposition qui rappelle aussi qu'actuellement 800 Roms vivent encore tant bien que mal aux alentours de Lyon. Ils sont près de 15 000 en France."

 

 

 

 

 

Une petite vidéo pour en savoir plus.

 

 

 

 

 

 

Voyages pendulaires, des Roms au coeur de l'Europe.

Photographies de Bruno Amsellem

17 juin – 24 décembre 2010

Le Centre d'Histoire de Lyon est ouvert

du mercredi au vendredi, de 9h00 à 17h30

du samedi au dimanche, de 9h30 à 18h00

Fermeture les jours fériés, sauf le 8 mai